1.Diversité faunistique

1.1 La diversité faunistique en estuaire de Seine

Au total, 110 espèces différentes ont été capturées au cours des 5 campagnes NourDem menées dans l’estuaire de Seine entre 2017 et 2021, dont 56 espèces de poissons et 2 d’agnathes (lamproies ; en vert dans le tableau), 17 espèces de crustacés, 22 espèces de mollusques (dont 5 espèces de céphalopodes), 6 espèces d’échinodermes (oursins, ophiures…), 5 de cnidaires (méduses, anémones), un cténophore (« groseille de mer ») et une annélide (aphrodite). 43 de ces espèces sont classées au sein du macro-zoobenthos (en orange dans le tableau).

Certaines espèces ont été capturées en grandes quantités : c’est le cas, par exemple, du sprat (plus de 700 000 individus capturés au total depuis le lancement des campagnes en 2017), du hareng (plus de 180 000 individus capturés depuis 2017), du merlan (≈ 80 000 captures depuis 2017), ou encore de l’éperlan ou du bar parmi les espèces de poissons. Parmi les crustacés, le crabe vert et la crevette grise ont été capturés en grand nombre (un peu moins de 200 000 captures depuis 2017), et parmi les mollusques, on peut citer les coques, les moules et les tellines (de 25 à 50 000 captures).

A contrario, nombre d’espèces n’ont fait l’objet que de très peu de captures : sur les 110 espèces différentes capturées au total, 12 (soit 11%) n’ont fait l’objet que d’1 capture depuis le lancement du suivi en Seine, et 6 (soit 5,4%) de 2 captures au total.

 

Au total, un peu plus de 1,6 millions d’individus, toutes espèces confondues, ont été capturés au cours des 5 campagnes d’échantillonnages NourDem conduites en estuaire de Seine.

1.2 La diversité faunistique en estuaire de Loire

127 espèces différentes ont été capturées en estuaire de Loire au cours des 5 campagnes NourDem depuis 2017 et de la campagne Bargip Nourricerie en 2016 (campagnes réalisées entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet de 2016 à 2021).

70 de ces espèces étaient des poissons, 18 des crustacés, 24 des mollusques, dont 4 céphalopodes, 7 des échinodermes, 5 des cnidaires et 3 des annélides. 48 de ces espèces font partie du macro-zoobenthos (en orange dans le tableau).

En termes de diversité faunistique, l’estuaire de la Loire apparait comme le plus riche des trois estuaires suivis : 127 espèces en Loire contre 110 en Seine et 107 en Gironde. Cette différence s’explique notamment par le nombre d’espèces de poissons (70 espèces en Loire, 60 espèces en Gironde et 58 en Seine) et de mollusques autres que les céphalopodes (20 en Loire, 17 en Seine et 9 seulement en Gironde).

Concernant les poissons, on peut noter des captures d’espèces dites d’eau douce en Loire. C’est le cas de la brème (Abramis brama), du barbeau (Barbus sp.), de la carpe (Cyprinus carpio carpio) et de la vandoise (Leuciscus leuciscus) que nous n’avons capturé que dans cet estuaire. Le silure (Silurus glanis) a été échantillonné en Loire et en Gironde, et le sandre Sander lucioperca l’a été dans les trois estuaires

Chez les poissons, les espèces ayant été capturées en plus grand nombre ont été les anchois, les sprats et les tacauds. Chez les crustacés, ce sont les crevettes grises qui arrivent en première place, suivies des crevettes blanches et des crabes verts. Les mollusques n’ont pas été capturés en grand nombre, hormis le petit calmar Alloteuthis. Il faut enfin signaler la présence importante des étoiles de mer communes Asterias rubens (dans la partie la plus aval du secteur échantillonné).

 

Au total, un peu moins de 600 000 captures, toutes espèces confondues, ont été enregistrées au cours des 6 années de campagne (soit plus de deux fois moins qu’au cours des 5 campagnes menées en estuaire de Seine).

1.3 La diversité faunistique dans l’estuaire de la Gironde

Au total, à l’issue des trois premières années de suivi, 107 espèces différentes ont été capturées, 60 de poissons, 18 de crustacés, 13 de mollusques dont 4 de céphalopodes, 5 d’échinodermes, 8 de cnidaires, 2 de tuniciers et une de cténophores. Parmi ces espèces, on en dénombre 36 (en orange dans le tableau) faisant partie du macro-zoobenthos.

Des trois estuaires, c’est donc celui qui apparait comme présentant la plus faible biodiversité (127 espèces en Loire et 110 en Seine).

 

Parmi les poissons, ce sont les anchois qui ont été les plus capturés (≈ 33 000 individus), suivis des chinchards (≈ 19 000), puis des maigres (≈ 10 000), des bars mouchetés (≈ 7 000) et des ombrines bronze (≈ 3 500). Parmi les crustacés, les crevettes blanches (≈ 7 300) et les crevettes grises (≈ 3 100) dominent. Chez les mollusques, il faut citer les coques (≈ 18 600) et les moules (≈ 9 200), ainsi que le petit calmar Alloteuthis (≈ 2 200 captures). Parmi les autres espèces, on peut citer l’importance des captures de la grande méduse Rhizostoma pulmo (≈ 2 400 individus)

Au total, au cours des trois années de suivi, ce sont ≈ 134 000 individus qui ont été échantillonnés, ce qui peut être considéré comme inférieur aux « abondances » rencontrées en estuaire de Loire (≈ 600 000 individus en 6 ans) et surtout en estuaire de Seine (≈ 1,5 millions d’individus en 5 ans).

 

Enfin, il faut noter que le nombre d’espèces capturées et le nombre d’individus capturés sont des descripteurs utilisables pour caractériser une biocœnose, mais qu’ils ne sont pas les seuls : il est nécessaire de leur associer des indices de peuplement d’une part, et de s’intéresser aux espèces principales de chaque estuaire, aux évolutions de leurs indices d’abondance au cours du temps et à leurs cartographies de répartition. C’est ce que présentent les chapitres suivants.